Boues rouges de Cassis

La protection de l'environnement des Calanques

Boues rouges de Cassis

Message par Xavier » 22 Sep 2016, 08:43

UNION CALANQUES LITTORAL , ASSOCIATIONS ET GROUPEMENTS ASSOCIES


Les boues rouges d'ALTEO étant maintenant filtrées (valorisées sous l'appellation de bauxaline), les
associations et les collectifs littoral réunis avec UCL, exigent aujourd'hui que l'eau industrielle issue de cette
filtration soit dépolluée à 100% pour pouvoir être recyclée afin que le rejet dans la baie de Cassis soit
définitivement arrêté.


En effet, cette eau renferme plus d'une trentaine de polluants toxiques :

-- Par Arrêté préfectoral du 28 décembre 2015, l'industriel a 6 ans pour ramener la concentration de six des
paramètres, présents dans le rejet, dans les normes prescrites par la convention de Barcelone.

-- Mais, par le 2ème Arrêté préfectoral du 28 décembre 2015 la concession maritime pour la conduite d'évacuation
est maintenue pendant 15 ans, alors que l'on sait qu'il suffirait de quelques années pour obtenir une eau propre
recyclable dans le processus industriel, évitant ainsi en même temps un énorme gaspillage d'eau.
Ainsi, la pollution, certes aux normes pour chaque élément chimique, continuera pendant 15 ans !! mais bien au-delà
dans le temps et l'espace. Il faut réaliser que les effets délétères de chacun de ces éléments s'ajoutent. De plus, L’effet
cumulatif au fil du temps des grandes quantités déversées n’est pas pris en compte, alors qu’il s'agit notamment
d’éléments qui, par définition, sont indestructibles (métaux, Arsenic, etc...).


Ainsi, à raison de 270m3/h, Alteo continue à déverser par jour des quantités importantes de matières en suspension
totale (MEST), arsenic, aluminium, fer, et en plus faibles quantités un cocktail de mercure, vanadium, titane,
molybdène, bore, chrome, sélénium, manganèse, plomb, cuivre, zinc, antimoine, cadmium, étain, uranium, lithium,
nickel, cobalt, argent, béryllium, et 16 autres produits chimiques toxiques, perturbateurs endocriniens, inhibiteurs de
l'immunité naturelle, substances cancérigènes.


Ces eaux douces ayant une densité plus faible que l’eau de mer, remontent vers la surface et sont répandues sur
l’ensemble du littoral par le jeu complexe des courants et des vents. Les écosystèmes remarquables mais fragiles du
Parc National des Calanques, protégés par ce statut et Natura 2000, sont directement impactés et la pollution gagne
aussi la haute mer, puis la méditerranée. Les chaines alimentaires de pleine eau (zoo et phyto plancton, larves de
poisson etc...) et du fond (producteurs : algues et posidonies et consommateurs : poissons, anémones de mer, oursins,
étoiles etc...) sont lourdement impactés.


La décision ne tient également pas compte de la concentration des polluants le long des chaines alimentaires depuis
le plancton jusqu'à l'homme, alors que les études demandées par le ministère de l'environnement montrent clairement
que la chair des poissons est polluée dans la zone des rejets (mais cela ne signifie pas que les poissons ne sont pas
consommables).


Dans le même contexte, nous nous élevons contre les effluents urbains des villes côtières insuffisamment
dépollués, en particulier ceux de la communauté marseillaise déversés à Cortiou (tout particulièrement lors des
orages), contre le détournement de son lit naturel du fleuve Huveaune encore chargé en polluants et la contamination
de la mer par le ruissellement des eaux d'orages sur les décharges des anciennes industries chimiques entre la Pointe
Rouge et Callelongue.


Port-Miou, samedi 1er octobre 2016

email : unioncalanqueslittoral@gmail.com
Xavier
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